Abris de jardin : faites le bon choix

Esthétique et fonctionnel, l’abri de jardin peut être multi-casquettes : servant d’espace de stockage pour votre outillage, il peut également abriter les vélos de la famille ou votre bois de chauffage. Installer un abri de jardin sur son terrain n’est jamais inutile. Quels sont les critères à prendre en compte pour bien choisir votre abri de jardin ? Pour quel matériau opter et quel budget prévoir ? Que dit la loi ? Nos réponses ici…

Un projet à venir ?

Abri de jardin, penser fonctionnel

Le premier critère : la fonction. C’est bien l’utilité de l’abri de jardin qui doit avant tout entrer en ligne de compte.

Selon sa fonction, vous pouvez définir le matériau, mais aussi la superficie et les différentes finitions que vous souhaitez lui apporter. 

Ainsi, pour stocker votre outillage et / ou votre tondeuse, vous pouvez miser sur une surface comprise entre 2 et 6 mètres carrés. 

Si vous souhaitez en revanche pouvoir y abriter un équipement plus encombrant comme des vélos ou des meubles de jardin, il faudra plutôt opter pour une surface comprise entre 7 et 14 mètres carrés. Enfin, pour en faire une véritable pièce supplémentaire, une superficie entre 15 et 20 mètres carrés est à envisager.

Préparer le terrain pour votre abri de jardin

Définir l’emplacement 

Tenez compte de la visibilité de l’abri, de sa praticité d’accès, de la distance de la maison, de l’exposition…

Attention aux voisins :
En général, une distance de 3 à 4 mètres, selon la commune, est à respecter entre votre abri et leur clôture mais il existe des exceptions : adressez-vous à votre syndic de copropriété ou à la mairie. Et n’hésitez pas à leur parler de votre projet pour conserver des relations de bon voisinage ! 

Autre point important :
Le raccordement à l’eau et à l’alimentation électrique, qui pourront vous être utiles pour l’arrosage, le branchement de la tondeuse et des outils, l’éclairage… Des tranchées seront nécessaires, et l’intervention d’un professionnel est précieuse pour respecter la réglementation en vigueur. Des raccordements à anticiper, donc.

Enfin, ne négligez pas l’évacuation des eaux pluviales :
Des gouttières devront être installées, et leur mise en place est l’occasion idéale d’investir dans un bac de récupération d’eau de pluie.

Lisser le sol

Il faudra désherber, ratisser, tasser (afin que la terre soit bien stable) mais surtout le rendre parfaitement plat. Cette caractéristique essentielle devra être vérifiée grâce à un niveau à bulles.
 

Penser au plancher

Une erreur répandue consiste à s’en passer : attention, même s’il ne s’agit que de stockage, un abri sans « sol » se chargera d’humidité et rendra impossible le stockage de bois, mais aussi de papier et d’outils susceptibles de rouiller.

Notez que pour une dalle, la terre devra être décaissée (dalle gravillonnée ou dalle agrémentée d’un hérisson - agglomérat de pierres concassées, graviers et cailloux permettant une bonne évacuation de l’humidité). Dans le cas d’un plancher bois, la terre sera surmontée de plots de fondation.

Abri de jardin, pour quel matériau opter et quel budget prévoir ?

En fonction de votre utilisation, de votre budget mais également de vos souhaits en termes de style, il existe une large variété de matériaux disponibles pour votre abri de jardin.

Pour vous guider dans votre choix, en voici les principales caractéristiques :

L’abri de jardin en bois 

Très certainement le plus emblématique de tous, l’abri de jardin en bois est particulièrement esthétique et s’adaptera à tous les styles d’extérieurs.

L’aspect chalet des abris en bois fait de ce matériau le chouchou de ceux qui souhaitent valoriser l’esthétique du jardin.

Autres avantages : sa résistance aux intempéries et ses propriétés isolantes.

Robuste, il demande néanmoins un entretien régulier : en plus du nettoyage à l’eau et au savon et en fonction du type de finition de votre abri en bois, une couche de lasure devra être appliquée tous les 3 ans ou bien la pose d’un saturateur et d’un dégriseur une fois par an afin de garder sa teinte naturelle.

En fonction de sa superficie et de l’essence choisie, prévoyez un budget compris entre 400 et 4000 euros pour ce matériau. 

Pensez à veiller à ce que le bois soit labellisé FSC ou PEFC afin d’être sûr qu’il provient de forêts durables. 

L’abri de jardin en métal 

Particulièrement solide, l’abri de jardin en métal sait résister aux charges les plus lourdes et ce, sans entretien particulier. Notez cependant qu’il n’est pas le plus adapté si vous vivez en bord de mer et qu’il ne faut pas y stocker du matériel qui soit trop sensible à l’humidité car ce matériau est sujet à la condensation. Attention, la construction d’un abri en métal requiert de vraies compétences, en raison de sa technicité. Bon à savoir : l’esthétique n’étant pas son point fort, préférez-le pour un lieu de stockage à l’abri des regards. Question budget, comptez entre 350 et 2000 euros. 


L’abri de jardin en PVC 

L’abri de jardin en PVC est léger, facile d’entretien et facile à monter. Il nécessite très peu d’entretien (un nettoyage au tuyau d’arrosage suffit). Il est donc appréciable dans les régions pluvieuses. Mais, selon les modèles, les abris en PVC peuvent subir de petites déformations avec le temps et s’avérer peu durables. Même si son esthétisme n’est pas encore à la hauteur du bois, il faut néanmoins noter les améliorations en termes de finition et de style. Autre avantage du PVC, son prix : prévoyez une enveloppe budgétaire oscillant entre 200 et 1500 euros.

 

Abri de jardin : ne négligez pas les ouvertures !

C’est là encore l’usage de votre futur abri qui va déterminer de quels types de fenêtres et portes vous aurez besoin.

Les fenêtres de l’abri

Limitez-les si vous souhaitez seulement stocker : elles vous feraient perdre de l’espace de rangement au mur.

Dans ce cas, les fenêtres – qui servent seulement à apporter de la lumière - sont fixes et en acrylique, à la place du verre.

Elles devront en revanche être ouvrantes pour les ateliers (afin d’évacuer la poussière).

Pour un abri seulement destiné au stockage, inutile de prévoir des fenêtres. Et dans tous les cas, posez-vous la question de l’alimentation électrique, si vous souhaitez pouvoir y voir clair sans lampe de poche une fois le soir tombé !  

Les portes de l’abri

Le modèle double est indispensable si vous stockez du matériel volumineux (une grosse tondeuse, par exemple, ne passe pas par une porte simple). Astuce gain de place : préférez les portes coulissantes aux portes battantes, qui nécessitent un dégagement pour l’ouverture. Enfin, demandez-vous si vous aurez besoin de sécuriser l’accès, toutes les portes ne sont pas équipées de verrous !


 

Que dit la loi ? 

Les règlementations varient, et selon votre région il se peut que vous soyez soumis à des contraintes de hauteur, couleur, emplacement… Adressez-vous à la mairie de votre domicile, vous pourrez en plus bénéficier de l’accompagnement d’un conseiller en urbanisme. Voici quelques règles générales.
 

Pour les abris dont la hauteur est inférieure ou égale à 12 mètres

  • En dessous de 5m² au sol, aucune déclaration n’est nécessaire.
  • De 5 à 20m² au sol, une déclaration préalable doit être faite en mairie.
  • Au-delà de 20m², une demande de permis de construire doit être effectuée. 
     

Pour les abris dont la hauteur est supérieure à 12 mètres

On vous l’accorde, ce cas est plutôt rare… Un permis de construire est indispensable, sauf si l’emprise au sol est inférieure à 5m2, auquel cas une déclaration préalable de travaux suffit. Rendez-vous en mairie pour connaître les règles d'urbanisme

Les conseils de l'expert La Juriste

En zone non-constructible, il est interdit de construire un abri. En zone protégée, la déclaration préalable est obligatoire quelles que soient la surface et la hauteur.

La Juriste

Pensez aussi à modifier votre assurance habitation en y intégrant votre nouvelle construction pour la protéger contre le vol, les intempéries…
Attention, quelques critères seront exigés par tous les assureurs (dalle béton, abri clos, porte verrouillable), mais chacun a aussi son propre cahier des charges.   
 

Enfin, consultez toujours votre mairie, pour connaître la règlementation spécifique de votre commune.
 

 

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