Couvreur, le lexique

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  • Toiture et charpente

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Avec l’arrivée des températures hivernales, vous avez eu envie de vous blottir dans une couverture… et cela vous a rappelé que votre maison en méritait une performante, elle aussi ! Qu’il s’agisse d’un projet de construction, de rénovation ou si vous faites face à des problèmes d’isolation ou de fuite au niveau de votre toiture, il faudra faire appel à un couvreur. Mais saurez-vous expliquer vos envies et besoins ? Grâce à ce petit lexique, vous serez complètement à l’aise.

Comprendre les mots du couvreur

Après le passage du charpentier (ou du maçon en cas de charpente béton) qui a posé la base de votre toiture, place au couvreur. Là aussi, une bonne communication entre vous et ce professionnel s’avère primordiale. Pour vous aider à bien comprendre ce qu’il se passe au-dessus de votre tête, voici quelques termes à maîtriser.

Une couverture, oui mais laquelle ?

Elément indispensable de votre toiture : la couverture. Le choix est large, mais plusieurs éléments sont à garder à l’esprit avant de prendre votre décision finale, tel que le plan local d’urbanisme (PLU) de votre ville. Rendez-vous dans votre mairie pour faire le point sur ce qu’il est possible de faire ou non en matière de revêtement de toiture.

En tuile

Cette couverture reste la préférée des français. Solide, durable et esthétique, la tuile a aussi la possibilité de se décliner sous de nombreuses formes : tuile canal, traditionnelle, mécanique ou encore romane… Petit point culture générale pour vous guider : la tuile est liée à l’histoire industrielle des territoires. Lourde, elle était produite localement pour limiter les transports, ce qui a créé une mosaïque de territoire. Rénover son toit avec les tuiles « locales », c’est entretenir un patrimoine territorial...

En ardoise

Ce matériau est connu pour sa résistance, capable de supporter les 4 saisons pendant plus de 100 ans. Mais l’ardoise est fragile et sa pose requiert l’expertise d’un couvreur spécialiste de l’ardoise.

En métal

Avec une toiture en métal, plusieurs choix sont possibles mais le plus populaire reste le zinc. Très résistant, léger, pour toits à faible ou forte pente et parfaitement étanche, il empêche aussi le dépôt de mousse, ce qui facilite son entretien.

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En chaume

Bien qu’aujourd’hui moins utilisé, le chaume reste une technique traditionnelle dans certaines régions. Il présente l’avantage d’être naturel et de constituer un très bon isolant. Il apporte également un vrai plus esthétique à votre maison. A noter cependant : le chaume requiert un entretien régulier, notamment dans les zones humides et la pente de votre toit doit être d’au-moins 40° pour garantir une bonne évacuation des eaux de pluie.

En shingle

Ce matériau est constitué de fibre de verre recouverte de bitume et avec comme finition des granulés noirs ou colorés. C’est le matériau le moins cher du marché mais attention, le shingle sera à renouveler tous les 25 ans.

Végétale

Innovation écologique de ces dernières années : les toitures végétales. Ces plantations installées sur des toits plats ou à faible pente (maximum 35°) constituent un très bon régulateur en période chaude et tout cela sans beaucoup d’entretien. Une membrane imperméable, une couche de drainage ainsi qu’un tissu filtrant pour les racines seront installés sur le toit. Attention cependant à bien évaluer la capacité de charge de la toiture avant de faire installer une toiture végétalisée, car cette dernière pèse son poids !

Revue en image des différents éléments constitutifs d’une toiture

Chaque corps de métier dispose d’un jargon qui lui est propre. En tant que novice, il n’est pas toujours facile de l’employer et encore moins de le comprendre. Quelques notions peuvent pourtant être bien utiles à connaître afin de faciliter la communication entre votre couvreur et vous. Revue des principales notions à connaitre, schéma à l’appui...

Les éléments constitutifs de la couverture et de la zinguerie
Les dessous de la couverture

Le liteau
Également appelé « latte », le liteau est cloué ou vissé sur les éléments composant la charpente tels que les chevrons. Généralement en bois, il sert à recevoir les matériaux de couverture que vous aurez préalablement choisis.

Le versant
Si on vous parle « versant », pensez à la pluie. Le versant est la partie de votre toit sur laquelle les eaux de pluie s’écoulent.

L’abergement
C’est l’ensemble des éléments qui vont être utilisés pour réaliser l’étanchéité d’un point singulier sur la toiture (souche de cheminée, lucarne et autres fenêtres de toit, panneau solaire encastré, trappe d’accès …). Elément indispensable pour éviter les infiltrations, ils pourront au besoin être réalisés sur mesure par le couvreur.

L’écran de sous-toiture
L’écran de sous-toiture permet de garantir l’étanchéité à l’eau de la couverture de votre logement en cas de fuite sur la couverture et/ou d’infiltration d’eau sous la couverture (pensez par exemple à de la neige sous les tuiles). Cet écran est un film ou une feuille, souple ou rigide, qui sera placé entre la charpente et le matériau de couverture.

Le chéneau
Le chéneau correspond tout simplement à la gouttière ! Le but : récupérer les eaux pluviales pour les capter et les envoyer vers les descentes d’eaux pluviales. Il peut être en métal ou en plastique et doit être entretenu très régulièrement pour éviter les infiltrations d’eau.

Le jeu de coudes
Pas de bras de fer au programme… mais une petite pièce indispensable à l’évacuation de l’eau, reliant la gouttière à une DEP (Descente d’eaux pluviales) fixée sur votre façade. Le terme « dauphin », quant à lui, désigne l’extrémité inférieure du tuyau de descente, généralement en fonte.

La chatière
Et non, la chatière n’est pas réservée à votre bête à poil préférée ! Si votre couvreur emploie ce terme, il voudra plutôt parler d’une petite ouverture permettant de ventiler la face interne de la couverture.

Le faîtage et le closoir
Le faîtage correspond au sommet de votre toit qui relie les 2 pans de la toiture. La pièce qui sera utilisée pour le faîtage s’appelle le closoir. Concrètement, il s’agit de rouleaux en métal, plastique ou bitumeux pour, encore une fois, bien garantir l’étanchéité.

La noue et l’arêtier
La noue correspond à l’arête où se rejoignent 2 pans de toiture, ce qui crée un creux. A contrario, l’arêtier est la jointure entre 2 pans de toiture, formant cette fois-ci une saillie.

La rive
Autre élément d’une toiture : la rive, c’est-à-dire l’extrémité de votre toit... Et sur cette rive est systématiquement installé un couloir (aussi appelé bande de rive) qui va permettre de faire écouler l’eau jusqu’à la gouttière.

Le bandeau
C’est une planche de bois qui servira à fixer les tuiles de rives. Il se comporte comme un cadre où sont fixées les tuiles, ou encore la gouttière lorsqu'on le place en bas de pente du toit. En zinc, aluminium ou, PVC, il peut être recouvert de lasure ou bien peint et doit être régulièrement entretenu.

Zoom sur les différents types d’ouvertures

En plein projet de construction, de rénovation de votre toiture ou d’aménagement de vos combles pourquoi ne pas penser à créer des couvertures pour faire entrer un peu de lumière ?

La lucarne

Elle permet la pose d’une fenêtre composée de 2 faces latérales et d’une couverture de 2 à 3 pentes.

Le chien-assis

Là encore, nous ne parlons pas de votre animal de compagnie mais d’un type bien précis de lucarne. Elle aussi dispose de 2 faces latérales mais est couverte d’un rampant en pente inverse du toit.

La fenêtre de toit

Installée dans la même pente que la toiture, cette fenêtre se révèle être un bon compromis pour ensoleiller et aérer votre logement quand la création d’une ouverture plus traditionnelle n’est pas possible. La fenêtre de toit s’accompagne généralement d’un store extérieur, pour éviter la surchauffe dans les combles en été.

Le puits de lumière

C’est un conduit qui transporte la lumière naturelle dans les pièces assez sombres de votre intérieur qui ne disposent pas forcément d’une ouverture traditionnelle. Attention, le puits de lumière ne peut pas être ouvert pour laisser passer l’air.

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