Le prix d’une surélévation de maison

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Vous songez sérieusement à agrandir votre maison de quelques m2 ? Si vous souhaitez éviter de mordre sur votre terrain, ou si vous n’en avez tout simplement pas la possibilité, la surélévation a de nombreux atouts dans son jeu. Néanmoins, surélever sa maison – ou son appartement – suppose des travaux conséquents et donc un certain budget à anticiper ! Surface d’agrandissement, qualité du bâti existant, choix du matériau ont bien évidement leur impact sur le prix. Voici les éléments clés à deviser pour que le coût de la surélévation de votre maison ne prenne pas trop de hauteur.

Quel coût pour une surélévation de maison ?

La surélévation de maison, une extension qui le vaut bien

La surélévation d’une maison, aussi appelée « exhaussement » ou « extension verticale », désigne le fait de créer un ou même plusieurs étages supplémentaires afin de gagner en surface habitable sans modifier l’emprise au sol de votre domicile. Alors que l’on pourrait penser, à première vue, que ce type d’agrandissement est plus simple à réaliser et donc moins coûteux qu’une extension latérale (création d’une nouvelle pièce en augmentant la surface au sol de l’habitation), c’est faux !

En effet, les travaux requièrent une grande technicité : il ne s’agit pas seulement d’un aménagement de combles, votre toiture existante doit être déposée, vos murs et votre charpente rehaussés, puis la toiture reposée (sauf si elle est en trop mauvaise état, auquel cas il faut en poser une nouvelle). Les travaux peuvent donc se révéler onéreux et mieux vaut bien anticiper la question budget avant de se lancer.

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Comment estimer le prix d’une surélévation de maison ?

Autant le préciser d’emblée : il n’est pas facile de calculer le budget-type pour une surélévation de maison. Et ce n’est pas de la mauvaise volonté. Le coût peut en effet varier en fonction de chaque projet. À titre indicatif, on compte en moyenne entre 1 800 et 2 500 € TTC par m2 ajouté, aménagement compris, sur une structure saine. Mais le montant final des travaux dépend véritablement d’un certain nombre de paramètres que nous vous listons ici…

La surface de la surélévation

Bien sûr, le coût au m2 de votre surélévation de maison ne sera pas le même si vous optez pour une surélévation partielle (seulement une partie du toit est rehaussée) ou totale (c’est-à-dire que vous élevez l’ensemble de votre toiture pour doubler votre surface habitable).

Toutefois, le prix ne passe pas forcément du simple au double si vous voyez les choses en grand. Il peut même être dégressif, plus le nombre de m2 augmente. Par exemple, entre une extension de 20 m2 et une de 40 m2, le coût ne sera pas forcément multiplié par 2, mais par un coefficient de 1,2.

La qualité de la structure existante

Avant de vous lancer dans une surélévation de maison, il faut s’assurer que la structure actuelle de votre habitation (fondations, murs porteurs, charpente) résistera au poids du futur étage.

Pour cela, il est plus que recommandé de faire appel à un bureau d’études spécialisé qui saura non seulement déterminer si votre structure existante est saine, mais surtout si elle est prête à supporter la surcharge créée par la surélévation ou si elle nécessite un renforcement. Pensez donc à ajouter à votre « cagnotte surélévation » le coût de l’étude (entre 1 500 et 2 500 €, selon la maison et le projet, pour 2 jours d’analyse qui comprennent une visite technique, la réalisation de l’étude, l’émission d’un rapport expliqué au client), ainsi que les éventuels travaux à réaliser sur la structure pour la rendre plus solide.

La construction de la nouvelle structure : du matériau à l’isolation

Béton, parpaing, bois, métal… Le matériau que vous choisirez pour construire la structure de votre surélévation va impacter votre budget. L’ossature bois est souvent conseillée pour les projets d’extension par le haut. D’abord, parce qu’elle est rapide à construire. Ensuite, parce que le bois est 5 fois plus léger que le béton et qu’il limite donc la surcharge liée au nouvel étage. En vous épargnant ainsi de lourds travaux, ce mode constructif se révèle plus économique.

Autre coût essentiel à ne pas négliger : l’isolation thermique et acoustique des murs, du toit et du plancher intermédiaire entre la surélévation et les pièces inférieures. Là aussi, les prix varient en fonction des matériaux et des techniques utilisées. Un conseil : pensez au confort d’été en choisissant un isolant qui permette d’éviter la surchauffe en cas de fortes chaleurs. La température a tendance à vite monter sous les toits...

Enfin, n’oubliez pas de deviser l’installation de fenêtres ou autres ouvertures. Pour un maximum de confort et une bonne étanchéité à l’air, elles doivent, elles aussi, être performantes d’un point de vue thermique.

La modification de la pente du toit

Lorsque l’on construit une surélévation, il est souvent nécessaire de modifier la pente du toit pour pouvoir accueillir le nouvel espace.

C’est notamment le cas si vous prévoyez de transformer votre toit pentu en toit-terrasse, mais cela peut aussi arriver avec une pente similaire, lorsque les pieds de pente ne permettent pas d'avoir une hauteur suffisante sous le comble. Il faudra alors non seulement contacter un professionnel (architecte ou maître d’œuvre expert en extension par le haut) pour vérifier la faisabilité et, si vous avez le feu vert, un charpentier devra intervenir pour adapter la charpente. Tout cela implique un coût supplémentaire sur la facture des travaux. À prendre en considération donc !

La typologie des nouvelles pièces

Aménager une salle de bains ou une cuisine à l’étage suppose de faire monter des arrivées d’eau, de prévoir des évacuations, de raccorder la pièce à l’électricité, mais aussi et surtout d’installer des équipements adaptés à ce type de pièces (mobilier, sanitaires, revêtements…).

Les travaux seront donc plus lourds et plus chers dans le cas de l'aménagement d'une pièce d'eau que si vous souhaitez créer une chambre ou un bureau (pour lesquels un raccordement électrique et la mise en place d’un système de chauffage seront suffisants). Veillez à étudier vos besoins et les coûts associés bien en amont pour éviter les mauvaises surprises.

L’installation de l’escalier

Autre coût à inscrire à votre budget surélévation : la pose d’un escalier, s’il n’est déjà présent, pour pouvoir accéder à l’étage. Les fourchettes de prix sont très variables en fonction de la forme (droit, tournant, en spirale…), du matériau et de la conception de l’escalier. Par exemple, comptez environ 500 € pour un modèle droit en bois standard (c’est le moins cher). En revanche, si votre espace disponible est atypique ou que vous souhaitez bâtir un escalier en pierre ou en verre, il faudra sûrement opter pour du sur-mesure, ce qui peut faire rapidement grimper la facture !

En outre, il vous faudra créer une trémie si elle n’existe pas déjà. Dans ce cas, prévoyez de 1 000 à 1 500 € pour réaliser une ouverture dans une structure bois et jusqu’à plus de 5 000 € pour un sciage dans du béton armé.

L’aménagement

Une fois le gros œuvre budgété, il ne faut pas oublier de prendre en compte les travaux d’aménagement et de finition. En d’autres termes : la pose d’un revêtement de sol (parquet, carrelage, vinyle, moquette…), les peintures, l’installation électrique (conforme à la norme NFC 15-100 avec, souvent, la pose d’un tableau électrique secondaire), l’accès à internet, etc.

La ventilation

Outre le chauffage, il est également important de penser à l’installation (et donc aux coûts qui y sont liés) d’un système de ventilation efficace dans votre surélévation. Vous pouvez, par exemple, opter pour une VMC double flux afin d’améliorer la qualité de l’air et garantir une température agréable été comme hiver. Si votre logement est déjà équipé d’une VMC, il faudra peut-être la déplacer.

Selon votre région, et en particulier si le nouvel étage est sous rampants, il faudra peut-être également prévoir un système de rafraîchissement. 
 

Les frais administratifs

Une surélévation de maison implique également un certain nombre de dépenses dites « administratives » :

  • Si une grue ou un échafaudage est installé pendant le chantier sur la voie publique, vous devrez le déclarer et vous acquitter d’un droit d’occupation du domaine public (au prorata du nombre de jours d’occupation).
  • Il est obligatoire de souscrire une assurance dommages-ouvrage pour vous couvrir pendant et après les travaux.
  • Comme vous augmentez votre surface habitable, il faut le déclarer aux services des impôts qui revalorisont vos taxes foncières et d’habitation, mais aussi à votre assureur qui modifiera en conséquence votre contrat multirisques habitation.

Attention, tout n’est pas qu’une question de prix, mais aussi de réglementation !

Avant de vous lancer dans des travaux d’agrandissement de votre maison par le haut, une des premières choses à faire est de consulter les règles d’urbanisme de votre commune en matière de surélévation.

En effet, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) apporte un certain nombre de précisions quant à la hauteur qu’il ne faut pas dépasser, les matériaux que vous pouvez utiliser pour la façade ou le toit, les fenêtres et garde-corps… Ces critères vont orienter votre projet, mais aussi votre budget !

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